Niveau : pour tous


L’article qui suit est écrit par Tony Schwardz. J’ai choisi de le traduire parcequ’il m’a permis d’être plus serein lorsque j’ai une masse de travail à abattre et pas seulement en dessin. Vous y trouverez surement des choses pour améliorer vos sessions de dessins. Personnellement je bosse maintenant par session d’une heure et demi aussi, en me consacrant entièrement à ce que je fais à ce moment là. Je coupe le téléphone, ferme ma boite mail et élimine tout ce qui pourrait me déranger pendant ma session de dessin. Et c’est vrai, ça marche bien

Deux personnes de mêmes compétences travaillent dans le même bureau. A titre de comparaison disons qu’elles arrivent au bureau à 9h chaque jours et terminent leur journée à 19h. En réalité 10h de travail par jours c’est beaucoup trop, mais c’est la norme admise dans beaucoup d’entreprises.

Bill travail durant 10h sans s’arrêter, jonglant entre son ordinateur et ses réunions toute la journée. Il mange toujours à son bureau. Cela vous semble-t-il familier ?

Nick, par contre, travail intensivement pendant 90 minutes d’affilé et prend 15 minutes de pause avant de reprendre son travail. A 12h15, il sort déjeuner pendant 45 minutes ou va à la salle de gym à coté.
A 15h, il ferme les yeux à son bureau et se repose. La sieste dure environ 15 à 20 minutes. Et pour finir vers 16h30 – 17h, Nick prend 15 minutes pour sortir marcher.

Bill passe 10h à travailler. Il commence avec 80% de ses capacités. Il sait qu’une longue journée l’attend et instinctivement il se motive constamment au lieu de se donner à fond dans ce qu’il fait.
Au bout d’une heure, Bill ressent une fatigue. Il a perdu 60% de ses capacités et continu inexorablement à en perdre. Et fini à 40% de ses capacités entre 16h et 19h.

Cela s’appelle les lois des rendements décroissants. La moyenne des capacités de Bill durant 10h est de 60%, ce qui veux dire qu’il à un rendement effectif de 6h.

Nick à fait la même chose en 10h. Il a travaillé confortablement à 90% de ses capacités, parcequ’il sait qu’il va faire une longue pause juste après. Il ralenti un peu au fil de la journée, mais après le déjeuner et en milieu après-midi il est à 70% pendant les 3h qui restent.
Nick prend 2 heures de pause au total pendant ses 10h de travail, donc il a travaillé 8h à 80% de ses capacités, il a donc livré un peu moins de 6h30 de travail, une demi heure de plus que Bill.

Pourquoi ? Nick est plus concentré et vif que Bill, il fait moins d’erreurs et quand il rentre chez lui le soir il a plus énergie à consacrer à sa famille. Ce n’est pas seulement le nombre d’heure passé à notre bureau qui détermine la valeur que nous générons. C’est l’énergie que l’on donne pendant ces heures de travail.

Ce n’est pas seulement le nombre d’heure passé à notre bureau qui détermine la valeur que nous générons. C’est l’énergie que l’on donne pendant ces heures de travail.

créer ces sessions permet de vraiment aller d’un travail intense à une réel récupération d’énergie. Non seulement vous avez généré une meilleure productivité, mais aussi une meilleure implication et une satisfaction dans votre travail.

 

De nombreuses études démontrent que le repos favorise la performance.

Une étude de l’Administration Fédéral de l’Aviation américaine sur les vols long courrier le démontre. Un premier groupe de pilotes avait la possibilité de faire une sieste de 40 minutes en milieu de vol. Ils finissent par dormir 26 minutes en moyenne. Leur temps de réaction s’est amélioré de 16% après la sieste.

Le deuxième groupe de pilotes n’a pas bénéficié de sieste. Testés en milieu de vol au même moment, ils perdent 34% de leurs temps de réactions. Ils sont également passé par 22 phases de micro sommeil de 2 à 10 secondes pendant les dernières 30 minutes de vol. Les pilotes qui ont fait une sieste en milieu de vol n’en ont pas eut.

Ou encore cette étude de Anders Ericcson faite sur les violonistes de l’Académie de Musique de Berlin. Les meilleurs violonistes jouent par session de 90 minutes pas plus et font une pause entre chacune d’elle.

Aussi ils ne jouent pas plus 4h30 par jour. Instinctivement ils ont compris la loi du rendement décroissant.

Les meilleurs violonistes on une moyenne de plus de 8 heures de sommeil par nuit et 20 à 30 minutes de sieste chaque jour. En une semaine, ils dorment 16h de plus que la moyenne des américains.

Entre mes 30 et 40 ans j’ai écrit 3 livres. Chaque jours assis à mon bureau de 7h à 19h je luttais pour rester concentré. Chaque livre m’a pris un an d’écriture. Pour mes derniers livres, j’ai écrit en me conformant au planning journalier des grands violonistes. Trois sessions de 90 minutes entrecoupée de pauses.

J’ai écrit ces 2 livres en 6 mois, en investissant moins de la moitié des heures passées pour chacun de mes 3 premier livres. Quand je travaillais, je travaillais vraiment. Quand je faisais des pauses; soit en mangeant quelque chose, ou en méditant, ou bien encore en allant courir, je rechargeais les batteries.

Le stress n’est pas un ennemi pendant les sessions de travail. Dans le sens ou il permet d’avancer et améliorer nos capacités. Un peu comme vos muscles, en les contractant vous modelez petit à petit votre corps. Le vrai ennemi est l’absence de pauses.

Et vous, que faites vous pour vous mettre au travail ?

Est-ce que vous faites des pause pendant vos journée de travail ? en quoi peuvent-t-elles vous aider ?

Ceci est un articles de Tony Schwartz, président et CEO de “The Energy Project” et l’auteur de “Be Exellent at Anything”.